Redoublement : ce sont les enseignants qui décident depuis l’année dernière!
Depuis l’année dernière, un nouvel arrêté a changé les règles du redoublement à l’école. Sous l’impulsion de la ministre de l’Éducation Nationale, Nicole Belloubet, et après une annonce de Gabriel Attal, cette réforme redonne aux équipes enseignantes le pouvoir de décider. Et avec avril-mai qui approche, la période des notifications aux familles arrive à grands pas.
Une prise de décision simplifiée
Avant, le conseil des maîtres devait d’abord faire une proposition avant de prendre une décision finale. Désormais, plus besoin de cette étape intermédiaire : le conseil tranche directement.
Ce qui change concrètement
En maternelle
Le redoublement est toujours très rare. Il n’est possible que si l’élève a un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) validé par la MDPH/MDA.
En élémentaire
- Le premier redoublement est décidé uniquement par le conseil des maîtres, sans avis de l’Inspecteur de l’Éducation Nationale (IEN).
- Pour un deuxième redoublement, l’IEN est consulté, mais son avis reste indicatif.
- Pour les élèves en situation de handicap avec un PPS, l’IEN donne aussi son avis, mais là encore, il n’est que consultatif.
Raccourcissement de cycle et passages anticipés
- Un premier raccourcissement de cycle (ou passage anticipé) est décidé par le conseil des maîtres, en maternelle comme en élémentaire.
- Un deuxième raccourcissement de cycle demande l’avis consultatif de l’IEN.
L’IEN : un rôle de conseil, plus de décision
L’IEN ne prend plus les décisions concernant le redoublement ou le raccourcissement de cycle. Il peut être consulté, mais c’est bien le conseil des maîtres qui garde la main.
Les familles peuvent faire appel
Si les parents ne sont pas d’accord avec la décision, ils ont 15 jours calendaires après la notification pour saisir la commission d’appel.
Qui compose cette commission d’appel ?
Présidée par le Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale (DASEN), elle réunit des Inspecteurs de l’Éducation Nationale, des directeurs d’école, des enseignants du premier degré et des parents d’élèves. Elle doit aussi inclure au moins un psychologue et un médecin de l’Éducation Nationale, ainsi qu’un principal et un professeur de collège. Cette diversité permet une évaluation équilibrée des demandes de recours.
Une décision qui ne doit pas être prise à la légère
Redoubler ou sauter une classe, c’est une décision importante qui peut avoir des conséquences sur le parcours et le moral de l’élève. Il est essentiel d’en parler en équipe, d’impliquer la famille et l’élève pour que ça ait du sens.
Pour un redoublement, toutes les classes ne se valent pas. Certaines sont plus adaptées que d’autres. De plus, un suivi extérieur améliore souvent les bénéfices du redoublement. Plus il y a de regards professionnels (RASED, enseignants spécialisés, psychologues scolaires) sur la situation, plus la décision est pertinente.
Avec cette réforme, les équipes pédagogiques ont plus de marge de manœuvre, mais le droit de recours pour les familles reste en place. Une organisation qui vise à mieux accompagner les élèves tout en responsabilisant les écoles.
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Bonsoir.
En cas d’appel, la commission peut alors désavouer le conseil des maîtres.
N’est-ce pas là un jeu à somme nulle, dans la mesure où les gains des enseignants en conseil des maîtres peuvent être perdus en commission d’appel ?